Étudier les effets de la pollution lumineuse sur la biodiversité

À la demande de Laborelec, bureau d’expertise d’ENGIE, VIVUS a contribué à l’élaboration du protocole d’une étude consacrée aux effets de la pollution lumineuse sur la faune et la flore.

Le projet en bref

  • Commanditaire et partenaire scientifique : Laborelec, ENGIE
  • Sujet : effets de la lumière artificielle nocturne sur la biodiversité
  • Mission de VIVUS : contribution écologique et méthodologique au protocole d’étude
  • Groupes étudiés : faune et flore
  • Territoire et sites concernés : Wallonie
  • Année : 2024
  • Statut de l’étude : Terminé en 2025

La lumière artificielle, une pression souvent invisible

L’éclairage nocturne répond à des besoins de sécurité, de mobilité et d’exploitation des sites. Lorsqu’il est trop intense, mal orienté ou utilisé à des moments inadaptés, il peut cependant modifier les conditions naturelles de la nuit.

Ces changements sont susceptibles d’influencer les déplacements, l’alimentation, la reproduction ou les rythmes biologiques de différentes espèces. Les effets peuvent varier selon les organismes, les milieux, les périodes de l’année et les caractéristiques de la lumière utilisée.

Pour mieux comprendre ces interactions, Laborelec a lancé une étude d’ampleur sur les conséquences de la pollution lumineuse pour la faune et la flore.

Une collaboration entre énergie et écologie

Laborelec apporte au projet son expertise dans les domaines de l’énergie, des technologies et de l’éclairage. VIVUS a contribué à intégrer les enjeux écologiques dans la conception de l’étude.

Cette collaboration permet de relier deux dimensions complémentaires :

  • les caractéristiques techniques des dispositifs lumineux ;
  • les réactions potentielles des organismes et des milieux naturels.

L’objectif est de produire des observations suffisamment structurées pour comprendre les effets de l’éclairage et orienter les futures décisions.

La contribution de VIVUS

VIVUS a été sollicité pour participer à l’élaboration du protocole écologique de l’étude.

Cette étape méthodologique est essentielle : elle détermine les informations à recueillir, les situations à comparer et la manière dont les observations pourront être interprétées.

La contribution de VIVUS a porté sur [à confirmer et détailler] :

  • l’identification des principaux enjeux écologiques ;
  • la sélection des groupes biologiques à observer ;
  • le choix des périodes et des conditions d’inventaire ;
  • la définition des sites ou situations à comparer ;
  • la sélection d’indicateurs pertinents ;
  • l’articulation entre les mesures lumineuses et les observations biologiques ;
  • la prise en compte des autres facteurs pouvant influencer les résultats.

Comparer pour isoler l’effet de la lumière

L’un des principaux défis consiste à distinguer les effets de l’éclairage de ceux liés aux habitats, à la météo, à la saison ou aux activités humaines.

Le protocole doit donc organiser des comparaisons robustes entre différentes situations : zones éclairées et moins éclairées, périodes avec ou sans éclairage, ou encore variations d’intensité et de caractéristiques lumineuses.

Dispositif réellement retenu : Lampe de rue LED
Durée du suivi : 6 mois
Nombre de sites : 6
Groupes biologiques suivis : 4 groupes (insectes rampants, insectes volants, oiseaux, chauves souris)

Produire des connaissances utiles à la décision

Au-delà de l’acquisition de données, l’étude vise à fournir une base scientifique pour mieux concilier les usages de l’éclairage et la préservation de la biodiversité.

Les enseignements pourront notamment contribuer à orienter :

  • les périodes d’allumage et d’extinction ;
  • l’intensité lumineuse ;
  • l’orientation des luminaires ;
  • les technologies ou spectres lumineux employés ;
  • la localisation des éclairages ;
  • la protection des zones écologiquement sensibles.

Les points clés du projet

  • Une étude menée avec Laborelec, bureau d’expertise d’ENGIE
  • Un sujet à la croisée de l’énergie et de l’écologie
  • Une contribution de VIVUS à la conception du protocole
  • Une étude portant sur la faune et la flore
  • La recherche d’indicateurs mesurables et comparables
  • Un objectif d’aide à la décision pour des pratiques d’éclairage plus compatibles avec le vivant

Mettre l’écologie au cœur du protocole

Cette collaboration illustre le rôle que peut jouer VIVUS en amont d’un projet de recherche ou d’innovation : traduire une question générale sur la biodiversité en une méthode d’étude rigoureuse, réalisable et utile aux décideurs.