Biodiversité et construction du Grand Hôpital de Charleroi

Ce projet a été mené par Biolandscape, ancien nom de l’équipe VIVUS. Évaluer les effets d’un important chantier hospitalier sur un site de grand intérêt biologique et rendre le projet compatible avec la conservation des espèces protégées.

Le projet en bref

  • Commanditaire : Grand Hôpital de Charleroi (GHdC)
  • Lieu : site des Viviers, Gilly
  • Type de mission : étude d’impact, mesures d’atténuation et de compensation, plan de gestion et suivi
  • Contexte : implantation d’un nouvel hôpital sur le site du terril des Viviers
  • Structure ayant réalisé la mission : Biolandscape – Unité Biodiversité et Paysage de Gembloux Agro-Bio Tech
  • Période : 2014-2018

Concilier un chantier majeur et un patrimoine naturel sensible

Le site des Viviers est reconnu comme un site de grand intérêt biologique. Il accueille différents habitats ainsi que plusieurs espèces protégées. L’implantation du nouvel hôpital nécessitait donc une connaissance fine du terrain, une évaluation rigoureuse des impacts et l’intégration de mesures concrètes pendant les travaux.

Le projet portait également une ambition particulière : intégrer l’environnement naturel comme ressource thérapeutique, pédagogique et scientifique autour du futur hôpital.

Une étude fondée sur les habitats et les espèces

La mission a commencé par la cartographie des végétations et des habitats selon la typologie wallonne Waleunis. Plusieurs groupes biologiques ont ensuite été inventoriés : oiseaux nicheurs, papillons de jour, libellules, orthoptères et herpétofaune.

Une attention spécifique a été accordée au crapaud calamite, une espèce protégée caractéristique de certains milieux ouverts et friches industrielles. Des inventaires ciblés ont permis d’étudier la présence de l’espèce et la localisation de ses noyaux de population.

De l’évaluation aux mesures opérationnelles

Les impacts du projet ont été évalués à l’échelle du site et de son environnement, notamment sous l’angle de la connectivité écologique. Cette analyse a porté sur les habitats patrimoniaux, les espèces menacées ou protégées et les effets cumulés avec les autres activités présentes dans la région carolorégienne.

Des mesures d’atténuation et de compensation ont ensuite été proposées afin de permettre la réalisation du chantier tout en maintenant les espèces d’intérêt dans un état de conservation favorable. Elles ont notamment alimenté les prescriptions environnementales liées au permis du projet.

Un accompagnement dans la durée

La démarche ne s’est pas arrêtée à l’étude. Un plan de gestion a été élaboré en fonction des contraintes du commanditaire, puis accompagné par un suivi des actions. Des opérations de terrain ont notamment concerné le transfert de pontes et de têtards de crapaud calamite, la collecte de graines d’une plante protégée et la recréation de milieux favorables.

La sensibilisation et la participation de membres du personnel du GHdC ont également contribué à l’appropriation des mesures.

Principaux livrables et interventions

  • Analyse du contexte écologique
  • Inventaire et cartographie de la végétation
  • Inventaires de l’avifaune, des invertébrés et de l’herpétofaune
  • Évaluation des impacts sur les habitats et les espèces
  • Recommandations et mesures d’atténuation
  • Cartographie des nouvelles zones et de leurs fonctions
  • Plan de gestion et suivi des actions
  • Communication et formation du personnel